Comme un roman d’Agatha Christie dans le métro…

C’était il y a une dizaine de jours, un soir comme les autres, en rentrant du travail, coincée entre un passager transpirant et un autre hurlant au téléphone. Une main accrochant la barre de fer, une autre tenant un roman passionnant. Pourtant, mon regard a été attiré par un personnage, ou plutôt trois personnages se trouvant en face de moi.
Henry, Margaret et Priscilla… Pourquoi ces noms ? Vous allez comprendre…

Henry, costume en tweed, pardessus marron, cravate rayée. Cheveux poivre et sel, lunettes rondes aux montures écaillées. Ne lui manquait plus que la pipe.
Il aurait pu être le vieux professeur, l’écrivain ou encore le scientifique, celui qui manie la raison et le rationnel, celui que tout le monde soupçonne en premier lieu, celui dont le regard vous glace en un instant…

Margaret. Elle est assise à côté de lui, droite. Un manteau beige, un col en renard. Une barrette retient ses cheveux sur le côté. Elle porte un collier de perles autour du cou et des gants en cuir. Ses yeux sont sévères, ses lèvres pincées.
Elle est la châtelaine, la veuve hautaine et distante, celle qui agit de sang froid…

Enfin, Priscilla. Sa peau noire fait ressortir ses grands yeux sombres. Ses cheveux courts sont tirés en arrière et juste quelques mèches rebiquent sur son front. Elle porte un imperméable cintré, elle est fière et vous regarde droit dans les yeux. C’est une femme indépendante, qui n’a peur de rien. Elle est prête à tout pour obtenir ce qu’elle désire le plus…

Ces trois personnages, entre les stations Bercy et Daumesnil, le temps du trajet entre ces deux stations seulement, m’ont fait penser à un roman d’Agatha Christie. Tout droit sortis de mon imagination, et pourtant bel et bien présents dans ce wagon, Henry, Margaret et Priscilla ont transformé ces deux minutes en un instant londonien… alors que nous étions pourtant dans le métro parisien !
Le crime du métro-express…

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2 Comments on this post

  1. Tu à l’imagination fertile…
    Je suis déjà frustrée. Tu as l’art de transformer un rien en un début de film ou de roman je suis impressionnée!!!

    Dommage, on aura pas la suite…

    Bénédicte / Répondre
  2. C’est vrai que ça donne envie de connaitre la suite !

    Mademoiselle / Répondre

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